"Outre-le-mont"

posted in Voyage

"Outre-le-mont"

Ceux qui me suivent un peu le savent, je n’ai pas encore de boulot ce qui commence – légèrement – à m’angoisser (mais je ne vais pas encore vous ennuyer avec ça, on a assez parlé de mes angoisses pour le logement). L’une des joies de ne pas avoir de boulot est que je peux – tout en distribuant mes cv’s aux quatre coins de Montréal – me promener et découvrir de nouveau quartier. C’était au tour de l’Outremont.

Petite histoire d’Outremont.

L’origine du nom Outremont provient de la langue populaire. À l’époque où Ville-Marie n’était qu’une petite bourgade. Les gens désireux de se rendre en campagne, au bord de la rivière des Prairies, au nord de Montréal, devaient passer par le Mont-Royal donc outre le mont. C’est ainsi que l’on désignait cette région « outre-le-mont ».

La ville d’Outremont naquit à la fin du XIX siècle par l’initiative de M. Beaubien, alors député fédéral. Il eut recours à l’astuce de compter les granges et autres bâtiments agricoles comme des habitations dans le but d’atteindre le nombre minimum requis de maisons pour avoir le statut de ville.

Cet arrondissement fut fusionné en 2001 en même temps qu’une dizaine d’anciennes villes indépendantes de l’île de Montréal. Outremont compte 23 239 (2004) habitants pour une superficie de 3,84 km2, soit le plus petit arrondissement de la ville de Montréal. Fait intéressant, l’arrondissement d’Outremont a le même nombre d’habitants depuis pratiquement 70 ans.

Je vous conseille de lancer la vidéo, d’écouter la sublime voix d’Ali Harter et de commencer à lire mes impressions. Enjoy!

Mes impressions

Dès qu’on sort de la station de métro Outremont, les rues aux alentours donnent une impression de quiétude. Mon objectif était de rejoindre le Parc du Mont-Royal et pour ce faire, j’ai pris l’Avenue Wiseman. La première chose qui saute aux yeux et la verdure. Bons nombres d’arbres ornent les rues et protègent les maisons, ne laissant passer qu’une partie des rayons du soleil. Le calme et la tranquillité des ces rues me donnent envie de m’y perdre. J’ai donc décidé d’écouter l’album d’Ali Harter (que j’ai téléchargé légalement. Promis, je vous raconterai) et je coupe Google Maps pour me promener aux grès de mes envies. Je déboule après quelques minutes sur l’Avenue Bernard sur laquelle je flâne devant les boutiques. Je me pose sur un banc pour prendre quelques notes tout en terminant mon café et je reprends mes errances. Je ne saurais vous nommer toutes les rues que j’ai arpentées (non, je n’ai pas tout noté). Mais mes pas m’ont mené au parc Beaubien.

Ensuite, j’ai repris le chemine de la Côte-Sainte-Catherine vers l’Université de Montréal. Là aussi, les rues sont tranquilles et agréables. Je me laisse envahir par les couleurs rouges, oranges des arbres que le soleil transcende. À ce moment mes angoisses et mes inquiétudes sont à des kilomètres de moi. Je continue ma course en longeant le parc du Mont-Royal pour retomber sur des paysages qui me sont familiers. Sans m’en rendre compte, j’ai quitté l’Outremont et je suis sur le Plateau. Des petites « ruelles » aux maisons étroites, des feuilles aux couleurs de l’automne qui recouvrent les trottoirs.

Me voilà, quelques heures plus tard, devant la Station de Métro Mont-Royal. Le coeur léger, je rentre chez moi. Une excellente après-midi.

[AFG_gallery id=’4′]