Depuis quelques mois, j’ai des envies de départ, des envies de déménager de l’autre côté de l’atlantique… J’ai envie de vivre et de travailler au Québec. Mais, je n’ai jamais pris la chose au sérieux. C’est si facile de dire: « j’ai envie de partir ». Mais prendre la décision de « tout quitter » et de se lancer dans l’aventure, c’est autre chose. Pourtant… Je vais le faire !
Au moment où j’écris ces quelques lignes, j’ai mon passeport sous les yeux et je vais le faire!
Je vais m’inscrire pour trouver un emploi là-bas. Rien que d’y penser, rien que de vous écrire « je crois que je vais le faire » me donne des nausées. J’ai la trouille ! Mais, à côté de ça, j’ai un autre sentiment qui naît en moi… J’ai l’impression d’avoir huit ans et d’être assis devant un sapin de Noël à attendre que le père Noël arrive. Ce paradoxe de sentiment est déstabilisant, mais « je vais le faire« .
Je n’ai pas envie de regretter. J’ai beaucoup d’amis qui ont eu l’opportunité de partir et qui pour diverses raisons ne l’ont pas fait. Aujourd’hui, ils le regrettent. Je ne veux pas faire comme eux.
Mais putain, c’est flippant ! Si ça fonctionne, je prendrai l’avion pour laisser derrière tout ce qui m’est cher. Tout ce que je connais, toutes mes habitudes pour débarquer dans un pays inconnu. Devoir tout recommencer, réapprendre les gestes quotidiens, changer les habitudes, être à des milliers de kilomètres de ma famille, de mes amis,… L’angoisse totale !
Pourtant, on a décidé de le faire. On va s’inscrire et on va partir. Canada, nous voici !

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